Plus d’argent dans les CELI pour ceux qui le peuvent

Plus d’argent dans les CELI pour ceux qui le peuvent

Parmi les nouveautés dans le budget du ministre Joe Oliver, le plafond de cotisation des Canadiens dans leur compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est presque doublé. Une excellente nouvelle, nous disent les experts, à condition d’avoir de l’épargne.

Ainsi, le plafond de cotisation au CELI, qui était originalement de 5500 $ par année, est porté à 10 000 $ dès cette année.

Offert aux Canadiens depuis 2009, le CELI est un compte de banque où toutes les sommes qui y sont investies sont non déductibles d’impôt, mais en revanche, tous les intérêts et dividendes générés dans ce compte sont totalement libres d’impôt, autant pendant qu’ils se trouvent dans le compte qu’au moment de les retirer.

Les CELI au Canada en 2013

- Nombre de détenteurs de compte : 10,7 millions de dollars
- 40 % des contribuables canadiens ont un CELI
- Total des cotisations annuelles : 40,2 milliards de dollars
- Valeur marchande des actifs : 118,3 milliards de dollars

À qui profite la mesure?

Il va sans dire que, pour de nombreux ménages au Canada qui utilisent tout leur revenu pour vivre, l’épargne est un concept plutôt théorique.

À première vue, cette mesure peut sembler destinée aux plus nantis. En effet, mais pas seulement aux plus nantis, explique le fiscaliste François Ménard. Au fond, la seule condition pour profiter d’un CELI n’est-elle par d’épargner de l’argent, même peu?

Dans les faits, toutefois, reconnaît le fiscaliste, les ménages moyens ou à faibles revenus qui consacrent l’ensemble de leurs revenus aux dépenses courantes n’ont pas vraiment de capacité d’épargne. Cette mesure ne les avantage donc pas.

Il va sans dire que ce sont surtout les personnes plus fortunées et les personnes plus âgées, qui ont moins d’obligations financières, qui profiteront de cette nouvelle mesure.

« Ça ne peut pas être une mauvaise mesure. Si pour vous ça ne vous avantage pas, vous n’y contribuez pas. […] Ça ne peut pas être une mauvaise nouvelle si je vous fais économiser de l’impôt », conclut François Ménard.

Modification au FERR

Dans son budget, le gouvernement Harper a aussi prévu de réduire le taux de retrait obligatoire annuel des Fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) des 71 ans et plus. Ce qui leur permettra de protéger davantage leurs épargnes de l’impôt, ou du moins de retarder un peu le moment où elles seront retirées et imposées.

Au Canada, les contribuables doivent, à partir de 71 ans, convertir les sommes de leur Régime enregistré d’épargne retraite (REER) dans un FERR.

Une fois dans ce fonds, l’argent doit être retiré graduellement chaque année, un montant minimum est imposé et il est interdit aux retraités de déposer des sommes dans le FERR.

Retraits minimums moins élevés

Le budget 2015 modifie les facteurs de calcul du retrait minimal que devront faire les retraités de 71 à 94 ans chaque année « en fondant les facteurs sur un taux de rendement nominal de 5 % (qui était auparavant de 7 %) et un taux d’indexation de 2 % (qui était auparavant de 1 %) ».

Donc, des retraits obligatoires moins élevés qui permettront aux gens âgés, qui vivent de plus en plus longtemps, de préserver plus longtemps leurs économies, mais également, souligne le fiscaliste François Ménard, de préserver l’accès à des programmes dont l’accessibilité est calculée en fonction du revenu.

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