Poursuite contre le SPVM : Guy Lafleur maintient sa version des faits

Poursuite contre le SPVM : Guy Lafleur maintient sa version des faits

Un des avocats de la défense a tenté lundi de coincer Guy Lafleur et de lui faire admettre qu’il savait que son fils Mark devait dormir chez lui lorsqu’il était autorisé à sortir pour la fin de semaine de son centre de réinsertion sociale l’Exode. Mais l’ancien joueur vedette du Canadien de Montréal a maintenu sa version des faits.

Guy Lafleur a été contre-interrogé lundi pour une troisième journée, dans le cadre du procès qu’il a intenté pour 2,16 millions de dollars contre une policière de la Ville de Montréal et une procureure de la Couronne.

L’ancien joueur étoile a été arrêté et accusé en 2008 pour avoir supposément offert des témoignages contradictoires dans la cause criminelle de son fils, afin que celui-ci puisse être remis en liberté.

Dans un premier témoignage, il n’avait pas déclaré que Mark avait passé deux nuits à l’hôtel avec sa petite amie. Dans un interrogatoire subséquent, il l’a mentionné. Confronté à cette différence, M. Lafleur avait alors déclaré que personne ne lui avait posé la question la première fois et qu’il ne lui était pas passé par la tête de le mentionner au juge.

Et c’est en raison de ces deux versions qu’il a fait l’objet d’accusations criminelles.

« J’ai fait du mieux que je pouvais »

À ce moment – et comme il le maintient toujours – M. Lafleur soutenait qu’il croyait que les conditions que son fils devait respecter lors de ses sorties étaient de ne pas consommer de drogue ni d’alcool et de rentrer à l’heure prévue par le couvre-feu.

« Pour moi, un couvre-feu, c’est de rentrer à telle heure », a dit M. Lafleur. Et selon lui, Mark respectait ce couvre-feu s’il rentrait à l’heure prévue à l’endroit où il allait dormir – chez ses parents ou à l’hôtel.

« Je n’avais pas les conditions (de l’Exode), a-t-il témoigné lundi. Et j’ai fait du mieux que je pouvais. »

Lundi, Me Pierre-Yves Boisvert, qui représente la Ville de Montréal et la policière poursuivie, a tenté de faire dire à M. Lafleur qu’un couvre-feu sans lieu désigné n’a aucun sens, et que si Mark n’était pas à la maison, son père ne pouvait vérifier qu’il ne consommait pas et qu’il était bien rentré à l’heure.

Le juge du procès, André Wery de la Cour supérieure, devra déterminer si la version de M. Lafleur tient la route.

Le démon blond a été trouvé coupable d’avoir offert des témoignages contradictoires en Cour supérieure, mais a été blanchi par la Cour d’appel en 2010. Dans son jugement, la Cour d’appel a écrit que la Couronne n’a pas fait la preuve de l’infraction reprochée et même que cette obligation pour Mark de dormir chez ses parents n’existait pas du tout.

La défense soutient que M. Lafleur savait que cette condition existait, même si elle ne lui avait pas été transmise par écrit. Il est aussi allégué que M. Lafleur a omis de parler des nuits passées à l’hôtel pour couvrir son fils, et de faire en sorte qu’il ne soit pas envoyé en prison.

Des années d’enfer

M. Lafleur dit avoir vécu des années d’enfer lors de sa cause criminelle qui a été hautement médiatisée. Il allègue entre autres que la police a bâclé son enquête et que la Couronne s’est acharnée sur lui en déposant des accusations criminelles sans fondement.

Lundi, Me Boisvert s’est aussi affairé à démontrer que les pertes financières subies par l’ancien joueur de hockey ne sont pas si importantes qu’il le prétend. Pour ce faire, il cherche à prouver que M. Lafleur a perdu certains de ses contrats et de ses commandites parce que la crise financière de 2008 a fait fondre les budgets publicitaires des entreprises, ou encore parce qu’il n’avait pas le temps de remplir ses engagements, puisqu’il consacrait une grande partie de son temps à son fils Mark.

M. Lafleur maintient que son nom et sa réputation sont son gagne-pain et qu’il a perdu de nombreux contrats quand sa réputation a été entachée par les accusations criminelles portées contre lui.

Le procès intenté par Guy Lafleur a débuté la semaine dernière et doit durer deux autres semaines.

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