Des enseignants dénoncent un retour à l’époque des « Filles de Caleb »

Des enseignants dénoncent un retour à l’époque des « Filles de Caleb »

Les opposants à la réforme et aux compressions en éducation accusent le gouvernement de renvoyer le système d’éducation à une époque révolue. Une manifestation précédée d’un cortège de calèches s’est mise en branle, ce matin, devant l’Assemblée nationale à Québec.

Des enseignants vêtus de costumes d’époque veulent faire valoir au ministre de l’Éducation Yves Bolduc que les offres déposées en décembre ne sont pas acceptables. Ils dénoncent notamment l’augmentation du nombre d’élèves par classe au primaire et au secondaire envisagée par le gouvernement Couillard.

La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), Josée Scalabrini, accuse le gouvernement de vouloir retourner à l’époque des « Filles de Caleb » en matière d’enseignement.

« On veut retourner des années en arrière et nous, on dit ce matin qu’on ne retournera pas à l’époque d’Émilie Bordeleau. On ne retournera pas à une époque où tous les niveaux pouvaient être dans une même classe sans ratio, sans service. »

« L’éducation c’est de l’investissement pour demain, ajoute Mme Scalabrini. Le gouvernement nous dit qu’on est en austérité, pouvons-nous sortir de cette austérité-là? Arrangeons-nous pour que nos élèves, nos étudiants aient la chance de réussir et d’être l’avenir de demain. »

Cette manifestation survient au moment où les négociations pour le renouvellement de la convention collective des enseignantes et enseignants débutent à Québec.

La Fédération des syndicats de l’enseignement regroupe 35 syndicats représentant plus de 62 000 enseignants dans la province.

Filed Under: Actualité

About the Author:

FluxComments (0)

Trackback URL

Leave a Reply




If you want a picture to show with your comment, go get a Gravatar.


+ quatre = 12