Catherine Harel-Bourdon est en colère contre les changements qui attendent la CSDM

Catherine Harel-Bourdon est en colère contre les changements qui attendent la CSDM

Le cas particulier de la CSDM

De la colère. C’est ce que dit ressentir Catherine Harel-Bourdon à la perspective des changements que s’apprête à faire subir le ministre de l’Éducation Yves Bolduc aux commissions scolaires comme celle qu’elle préside, la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

Ce n’est pas la moindre : la CSDM compte112 000 élèves répartis dans 190 établissements scolaires et dispose de plus de 16 000 employés.

Or, avec la refonte du ministre Bolduc, le visage de la CSDM va changer. Comment? Cela dépend des « scénarios », explique Mme Harel-Bourdon qui, dans le pire des scénarios, appréhende la perte de quelques dizaines de milliers d’élèves, notamment au profit de la commission scolaire voisine, Marguerite-Bourgeoys.

Pour Catherine Harel-Bourdon, ce remue-ménage s’apparente à un « démantèlement », ce dont il n’avait pas été question auparavant, décrie-t-elle : « Sincèrement ce matin je suis en colère de ce qui est proposé. Il n’a jamais été question de démanteler un réseau ».

« On est la plus grosse commission scolaire au Québec, mais en enlevant des dizaines de milliers d’élèves, ça va avoir un impact. Il faut comprendre qu’on a des écoles à mandat régional, des écoles pour élèves handicapés, avec difficultés d’adaptation et d’apprentissage. Et ces écoles-là restent sous la responsabilité de la CSDM mais on aura aussi moins d’argent. » — Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM

La présidente de la CSDM dit attendre que le ministre Bolduc fasse la démonstration, chiffres à l’appui, que ces bouleversements seront profitables aux élèves. De toute évidence, elle en doute : « On est convaincus que ça va être une perte de services pour nos élèves », dit-elle.

Au sein de la CSDM, certaines écoles ont développé une expertise pédagogique ou encore un projet éducatif fort de nombreuses années d’existence ou encore des comités de quartier qui travaillent avec la communauté.

Tous ces acquis essentiellement montréalais vont être perdus, laisse entendre Mme Harel-Bourdon, lorsque la responsabilité de ces écoles migrera vers une autre commission scolaire qui dessert davantage des quartiers de l’Ouest de l’île, majoritairement en banlieue.

« Une improvisation »

Mme Harel-Bourdon s’est fait dire qu’après les Fêtes, Yves Bolduc allait déposer un projet de loi et que, d’ici là, il se montrera ouvert aux négociations.

Mais le flou qui subsiste dans les intentions du ministre étonne Catherine Harel-Bourdon. Cette dernière estime que, lors des fusions en 1998, qui avaient donné naissance aux commissions scolaires linguistiques, le processus s’était enclenché de manière plus organisée. « Là, on est dans une improvisation qui se fait sur le dos des élèves », tranche-t-elle.

La CSDM punie?

La présidente de la CSDM dit comprendre que le statu quo ne soit pas possible et qu’une révision de la structure des commissions scolaires s’impose. Mais elle se demande si la CSDM n’est pas « punie de ne pas avoir fait les compressions demandées par le gouvernement, en septembre dernier ».

En septembre, la Commission scolaire de Montréal avait consenti à des compressions de 5,4 millions de dollars, inférieures aux 9 millions que réclamait le ministère de l’Éducation. La CSDM accuse un déficit de 24 millions de dollars et aspire à atteindre l’équilibre budgétaire grâce à un plan de redressement étalé sur cinq ans. La CSDM envisage également la vente éventuelle de terrains et d’immeubles excédentaires.

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