Ottawa au centre des préoccupations dans les capitales du monde

Ottawa au centre des préoccupations dans les capitales du monde

Radio-Canada avec La Presse Canadienne, Reuters, Bloomberg, Agence France-Presse et Le Monde

Attentat à Ottawa : Les États-Unis appuient le Canada

Les yeux du monde sont rivés sur la capitale canadienne : tant sur le continent nord-américain qu’en Europe, gouvernements et médias suivent les événements qui secouent Ottawa en ce moment.

À Washington, le président Barack Obama a condamné la fusillade en la qualifiant « d’outrageuse ».

« Il y a beaucoup de menaces possibles qui sont interrompues et déjouées. Et le travail de nos militaires, de nos services du renseignement, la CIA et les autres services de renseignement, nos forces de l’ordre qui sont en étroite collaboration avec nous; nous leur devons beaucoup de gratitude. » — Commentaire du président Barack Obama lors d’un point de presse impromptu à la suite des événements survenus à Ottawa

Le président Obama s’est entretenu avec le premier ministre Harper et lui a offert l’aide de son pays. Il l’a assuré que les Américains étaient solidaires avec les Canadiens dans les circonstances. 

« Le Canada est l’un de nos plus proches alliés, nous avons un partenariat solide, et nous accordons beaucoup de valeur à ce partenariat. » — Le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest

En France, l’Élysée a publié un communiqué dans lequel le président François Hollande a exprimé mercredi soir au Canada la « totale solidarité de la France » après la fusillade au parlement d’Ottawa.

Des condoléances sont venues d’un peu partout à la suite des événements de mercredi à Ottawa. L’ex-maire de la ville de New York, Rudy Giuliani, qui avait vécu les événements du 11 septembre à la tête de cette ville de huit millions d’habitants, a dit qu’il était de tout coeur avec les Canadiens.

En Australie, le premier ministre Tony Abbott a aussi assuré le premier ministre Harper de la « solidarité » des Australiens. 

Une question de sécurité

Le FBI a offert son aide aux enquêteurs canadiens et a recommandé à ses propres agents de se tenir en état d’alerte « à la lumière des récents appels pour la perprétation d’attaques contre le personnel du gouvernement par des groupes terroristes et des individus partageant la même vision ».

Les préoccupations au chapitre de la sécurité sont accrues : le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) affirme avoir pris des mesures « appropriées et prudentes ». Cette organisation militaire créée par le Canada et les États-Unis a agi ainsi afin d’être en mesure de répondre rapidement à tout événement touchant l’aviation au Canada.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dit suivre la situation à Ottawa, affirmant que ses pensées « sont avec la population et le gouvernement du Canada en ces temps difficiles ».

Un pays ébranlé

Ces attaques qui ont frappé Ottawa, mercredi, surviennent dans un contexte où les questions de sécurité sont au faîte des discussions au Canada.

En effet, le pays est encore ébranlé par la fusillade qui avait fait la manchette lundi dernier, une fusillade dans laquelle un adjudant des Forces canadiennes avait perdu la vie à Saint-Jean-sur-Richelieu, en banlieue de Montréal. Le suspect, présumé auteur de la fusillade, avait été abattu par les policiers. La Gendarmerie royale du Canada a par la suite confirmé qu’elle avait ce suspect dans sa ligne de mire depuis quelques mois car l’individu en question, Martin Couture-Rouleau, s’était converti à l’islam puis, radicalisé. Les autorités canadiennes lui avaient confisqué son passeport.

Il est à noter que vendredi dernier, avant même ces événements préoccupants, le Canada avait haussé son niveau d’alerte de bas à moyen en raison « d’un accroissement dans le bavardage émanant d’organisations radicales islamistes ».

« Le relèvement [du niveau d’alerte] ne résulte pas d’une menace précise », avait alors déclaré le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile, Jean-Christophe de Le Rue. Selon lui, les services de renseignement ont alerté les autorités que « des individus ou des groupes au Canada ou à l’étranger avaient l’intention et la capacité de commettre des actes terroristes ».

La coaltion internationale contre le groupe armé État islamique 

Le relèvement du niveau d’alerte au Canada n’était donc pas lié, a priori, à des actes qui pouvaient être perpétrés en sol canadien, mais plutôt au fait que le Canada participe à la lutte qui est menée sur la scène internationale contre le groupe armé État islamique.

Au sujet de cette intervention, le premier ministre Stephen Harper avait déclaré à la fin de septembre que le Canada entendait faire sa part pour contrer les actions de l’EI. Selon ce qu’avait affirmé Stephen Harper à ce moment, l’EI représentait une menace réelle pour le Canada.

Jusqu’à présent, aucune information ne permet de lier la fusillade de Saint-Jean-sur-Richelieu et celle d’Ottawa au groupe armé djihadiste État islamique, ni même à la coalition internationale qui tente de contrer l’EI.

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