Oilers d’Edmonton : en attente du nouvel amphithéâtre

Oilers d’Edmonton : en attente du nouvel amphithéâtre

C’est jeudi soir que commence la saison de hockey des Oilers d’Edmonton. Ce sera l’une des dernières pour la formation albertaine dans son amphithéâtre, la Place Rexall. Dans la capitale albertaine, beaucoup espèrent que le futur aréna, qui est en pleine construction, permettra de dynamiser le centre-ville.

Edmonton a pour surnom la ville des champions. Un titre qui n’est probablement pas étranger à ce qui s’est passé dans les années 1980 dans la Place Rexall, l’actuel amphithéâtre qui accueille les matchs des Oilers.

Entre 1984 et 1990, la formation a remporté la Coupe Stanley cinq fois. Aujourd’hui, l’édifice ouvert il y a quarante ans vieillit. Les Oilers y joueront pendant encore deux saisons avant d’aller dans leur nouvelle maison, la Place Rogers.

Même s’il reste au moins 164 parties avant le déménagement, certains joueurs ne cachent pas leur enthousiasme. Le Sherbrookois d’origine David Perron espère par exemple qu’il sera toujours au sein de la formation en 2016. Même s’il reconnaît que la Place Rexall est remplie d’histoire, entre autres à cause des Coupes Stanley qui y ont été remportées, il espère « ouvrir un nouvel aréna, un des plus beaux amphithéâtres en Amérique du Nord ».

Son collègue Jordan Eberle partage cet enthousiasme. « Quand je regarde les plans de l’amphithéâtre, mais aussi des chambres des joueurs et de la glace, je suis très excité. Je crois que cela améliorera l’image du centre-ville d’Edmonton », explique-t-il.

En chiffres
  • 18 647: sièges dans la future Place Rogers
  • 2016: année d’ouverture de la Place Rogers
  • 8: nombre de saisons consécutives au cours desquelles les Oilers d’Edmonton ne se sont pas qualifiés pour les séries éliminatoires

Si l’idée d’avoir un nouvel aréna motive joueurs et partisans, il faudra aussi que l’équipe améliore ses performances, croit le professeur et expert en marketing des sports à l’ESG UQAM, André Richelieu.

Même si les Oilers d’Edmonton ont connu de bonnes victoires dans les années 1980, l’équipe ne s’est pas qualifiée pour les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey depuis 2006. « Je crois qu’il est temps de redonner aux partisans des Oilers un produit de qualité sur la patinoire, une équipe qui a une chance de se qualifier pour les séries éliminatoires », estime-t-il.

Financement

La place Rogers, qui ouvrira ses portes pour la saison 2016-2017 aura la forme d’une goutte de pétrole. Le prix de la construction de l’aréna est estimé à 480 millions de dollars. De ce montant, au moins 200 millions sont déboursés par la ville d’Edmonton. 130 millions proviennent du groupe Katz, propriétaire des Oilers.

Le reste du financement se fera entre autres à partir d’un supplément sur les billets d’événements sportifs et culturels. Les négociations sur le financement entre la ville et les propriétaires de l’équipe ont été longues, et l’idée d’un déménagement à Seattle a même déjà été évoquée.

Compte tenu du coût et de la part de financement provenant du public, l’auteur et entrepreneur d’Edmonton Todd Babiak était au départ agacé par le projet. Mais aujourd’hui, l’opinion de Todd Babiak par rapport à l’amphithéâtre a changé.

Bien qu’il ne soit pas un grand amateur de hockey, il dit espérer que le nouvel aréna dynamise le centre-ville et permette d’attirer des gens dans les commerces du secteur. Il faut dire qu’en plus de l’amphithéâtre, d’autres tours et une station de train léger sont actuellement en construction au centre-ville. Cette semaine, l’arrivée prochaine d’un nouvel hôtel près de l’aréna a été annoncée.

Pression sur d’autres équipes

L’arrivée d’un nouvel amphithéâtre à Edmonton pourrait donner des idées à d’autres villes. Ce pourrait être le cas de Calgary. L’amphithéâtre de la métropole albertaine, le Saddledome a été ouvert en 1983, avant les Jeux olympiques d’hiver de Calgary. L’édifice a été fortement endommagé pendant les inondations historiques survenues dans le sud de l’Alberta en 2013. L’eau s’était rendue jusqu’à la huitième rangée de sièges.

« Québec et Edmonton ont profité d’une vague favorable, mais si Calgary voulait un nouvel amphithéâtre, je ne crois pas que la ville puisse compter sur un financement généreux de la part des gouvernements dans le contexte économique actuel », note toutefois le professeur André Richelieu.

Coûts estimés de quelques projets de nouveaux amphithéâtres en Amérique du Nord (en dollars canadiens)
  • Seattle : 544 M$
  • Détroit : 500 M$
  • Edmonton : 480 M$
  • Las Vegas : 416 M$

Filed Under: CanadienCultureHockeyNouvelleSports

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