Manifestation contre un projet de loi sur les régimes de retraite

Manifestation contre un projet de loi sur les régimes de retraite

Plusieurs centaines d’employés municipaux ont manifesté devant les bureaux de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), à Montréal, pour s’opposer à la présentation d’un éventuel projet de loi sur les régimes de retraite.

Ils réclament que le gouvernement négocie avec les employés pour trouver une solution à l’épineux dossier du déficit des régimes de retraite.

L’ancienne ministre du Travail péquiste, Agnès Maltais, avait déposé un projet de loi en février dernier, qui avait été dénoncé par certains syndicats, notamment parce que la Commission des relations de travail serait appelée à trancher si les syndicats et les élus municipaux ne parvenaient pas à une entente sur le sujet.

Le nouveau gouvernement libéral devrait proposer un projet de loi semblable prochainement. « Ces discussions ont eu lieu avec les maires déjà, notre position est claire. Un facteur important pour nous, c’est le respect de la capacité du citoyen de payer », a expliqué le ministre du Travail, Sam Hamad.

Pendant la campagne électorale, le chef libéral Philippe Couillard s’était rangé du côté des municipalités. « Nous aussi, on est d’accord avec le partage 50-50 des responsabilités pour les coûts [des déficits passés des villes] », avait-il alors déclaré.

Menace pour les négociations

Certains employés avancent que les municipalités pourraient faire piétiner les négociations afin que cette tierce partie impose une convention collective aux employés. « Le danger, s’il y a une menace de projet de loi, c’est que la négociation [avec les villes] stoppe. Nous, au fur et à mesure, on règle nos négociations et ça fait économiser de l’argent au citoyen », a plaidé Marc Ranger, de la Coalition syndicale pour la libre négociation.

« Nous invitons également le nouveau gouvernement du Québec à ne pas briser la dynamique de la libre négociation par une loi imposant un moule unique », a fait savoir le Syndicat canadien de la fonction publique par voie de communiqué.

Les manifestants croient aussi que les employés actuels ne devraient pas être forcés à payer le prix des déficits passés, comme le propose l’Union des municipalités du Québec. Selon eux, il y a des villes qui n’ont pas versé de cotisations pendant des années, sans qu’on leur demande de couvrir les frais de ces déficits.

L’UMQ estime que le fardeau des déficits s’élève à 5 milliards de dollars à l’échelle du Québec.

Avec les informations de François Cormier

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